Osez reussir! Changez d’état d’esprit!

Cet article est un résumé de l’excellent livre (vendu à plus de 2 millions d’exemplaires) “Osez réussir ! : Changez d’état d’esprit” de Carol S.Dweck. Professeur à l’université Stanford, Carol S. Dweck est une référence internationalement reconnue pour ses recherches en psychologie du développement.

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L’état d’esprit est plus important que le talent.

Pendant 20 ans, la recherche de Carol Dweck a montré que le point de vue que vous adoptez sur vous-même affecte profondément la manière dont vous menez votre vie. Il peut déterminer si vous devenez la personne que vous voulez être et si vous accomplissez les choses qui comptent pour vous. Comment est-ce possible ? Comment une simple croyance peut-elle avoir la puissance de transformer votre vie ?


La croyance dans le fait que ses qualités sont gravées dans la pierre (ce que la chercheuse appelle l’état d’esprit fixe ou « fixed minset ») crée un besoin impérieux de faire ses preuves. Chaque situation est évaluée par l’individu : est-ce que je réussirai ou est-ce que j’échouerai ? Est-ce que j’aurai l’air intelligent ou idiot ? Est-ce que je serai accepté ou rejeté ? Mais après tout, n’est-il pas normal de vouloir posséder ces traits dans notre société? Oui, mais…

Il existe un autre état d’esprit dans lequel ces traits ne sont pas simplement le don d’une fée qui se serait penchée sur votre berceau ou pas. Dans cet autre état d’esprit, l’intelligence que vous possédez aujourd’hui est seulement le point de départ pour un développement ultérieur. Cet état d’esprit dit de développement ou « growth mindset » est basé sur la croyance que vos qualités actuelles sont des choses que vous pouvez modifier par vos efforts. Bien que les gens puissent avoir des aptitudes initiales fort différentes, chacun peut changer et se développer par le travail et l’expérience. Les personnes avec cet état d’esprit ne pensent pas que n’importe qui peut devenir n’importe ‘quoi’ mais pensent que « le vrai potentiel d’une personne est inconnu et qu’il est donc impossible de prévoir ce qui peut être accompli avec des années de passion de dur labeur et de formation ». Saviez-vous que Darwin était considéré comme un enfant ordinaire alors qu’Einstein était carrément considéré comme médiocre ? Le plus souvent, les gens pensent que le « don », c’est la capacité en elle-même. Pourtant, ce qui le nourrit, ce sont cette curiosité et cette recherche de défi constantes et sans fin.

Benjamin Bloom (éminent chercheur en éducation) a étudié 120 personnes (pianistes, sculpteurs, nageurs, mathématiciens, chercheurs en neurologie…) ayant exceptionnellement bien réussi dans divers domaines. La plupart n’étaient pas tellement remarquables en tant qu’enfants et n’ont pas manifesté de talent évident avant que leur formation ait commencé à devenir sérieuse. Ce n’est que leur motivation et leur engagement continus, qui les ont amenés au sommet de la gloire. Bloom conclut : « Après 40 ans de recherche intensive sur l’apprentissage scolaire aux Etats-Unis et à l’étranger, ma conclusion principale est que ce que quelqu’un peut apprendre, presque toutes les personnes peuvent l’apprendre, si on leur donne les conditions préalables et le contexte approprié à l’apprentissage ».

Il est évident que cette croyance que vos aptitudes aujourd’hui peuvent être développées crée une passion pour l’apprentissage. Plus besoin de perdre du temps à prouver qu’on est intelligent, il y a mieux à faire : devenir meilleur !Pourquoi cacher ses faiblesses au lieu d’essayer de les surmonter ?

Dans les études menées par Carol Dweck et d’autres, on voit que les gens avec un état d’esprit fixe n’agissent que lorsque les choses sont déjà à leur portée et qu’ils ne prennent pas de risque. Si les choses présentent un défi trop important (càd, si ils ne se sentent pas assez intelligents ou doués), ils perdent de leur intérêt.

« Au final, quand vous sentez-vous intelligent ? Quand vous apprenez ou quand vous êtes parfait ? »

La transition vers un degré supérieur

C’est ainsi qu’à chaque transition difficile (entrée dans le degré supérieur, choix de nouvelles options…), les individus avec un état d’esprit fixe ont vu la transition comme une menace. Elle menaçait de les faire échouer. Et, avec un état d’esprit fixe, si on perd une fois dans une matière, on reste perdant toute sa vie. « Il n’est pas étonnant que beaucoup d’adolescents mobilisent leurs ressources, non pas pour apprendre, mais pour protéger leur ego ». Et une façon particulièrement efficace de se protéger, c’est de ne pas essayer. C’est le moment où certains élèves les plus intelligents arrêtent tout simplement de travailler. Cette loi du moindre effort est souvent vue comme une façon par laquelle les adolescents affirment leur indépendance par rapport à l’adulte, mais c’est aussi une manière par laquelle les jeunes avec un état d’esprit fixe se protègent de l’échec. Il est en effet, dans cet état d’esprit, plus acceptable de dire qu’on n’a pas travaillé plutôt que de dire qu’on s’est planté (et que donc, on est mauvais).

« A l’inverse, pour les élèves avec un état d’esprit de développement, ça n’a pas de sens d’arrêter d’essayer. Pour eux, l’adolescence est une opportunité pour apprendre de nouvelles matières et découvrir ce qu’ils aiment le plus et ce qu’ils veulent devenir plus tard. »

Ce qui est important, c’est que lorsqu’on réalise cette existence de l’état d’esprit (en développement ou fixe), cela développe le goût à l’effort. Carol Dweck reporte une expérience menée avec des jeunes auxquels elle a présenté sa théorie. D’un seul coup, l’élève le plus irrécupérable du groupe et le plus imprégné par la loi du moindre effort l’a regardée et a dit, des larmes dans les yeux : « Vous voulez dire que je ne suis pas forcément idiot ? ». A partir de ce jour, il a travaillé parce qu’il a compris que travailler dur n’était pas quelque chose qui le rendait vulnérable, mais quelque chose qui le rendait plus intelligent.

Le passage à l’université

« Autre transition, autre crise. L’université, c’est quand tous les étudiants qui étaient les têtes au lycée se retrouvent ensemble. Nulle part ailleurs l’inquiétude d’être détrôné n’est plus palpable que dans les classes préparatoires de médecine. »

Carol Dweck a observé des étudiants en prépa de médecine pendant leur premier semestre en chimie/physique. Ce cours est décisif mais aussi sacrément difficile! La plupart des étudiants ont commencé en étant assez intéressés. Pourtant, au cours du semestre, les étudiants avec l’état d’esprit fixe sont restés intéressés seulement quand ils ont obtenu une bonne note au premier test. Ceux qui ont trouvé ça difficile ont manifesté une importante baisse dans leur intérêt et leur plaisir. Un cours difficile les rendait vulnérables.

« Plus ça devient dur » a rapporté un étudiant, « plus je dois me forcer à lire le manuel et à étudier pour les examens. Avant, j’étais enthousiasmé par la chimie, mais maintenant, chaque fois que j’y pense, j’ai mal à l’estomac ».

En revanche, les étudiants avec un état d’esprit de développement ont continué à manifester le même niveau élevé d’intérêt, même quand ils trouvaient que le travail représentait un gros défi. « C’est beaucoup plus difficile pour moi que je ne le pensais, mais c’est ce que je veux faire, ce qui ne me rend que plus déterminé encore. Quand ils me disent que je ne peux pas le faire, ça me fait avancer. » Défi et intérêt allaient de pair.

Une fois encore, Carol Dweck a constaté que les étudiants avec un état d’esprit de développement ont obtenu de meilleures notes au cours. Même lorsqu’ils réussissaient mal un examen, ils se remettaient très vite lors des suivants. Quand les étudiants avec l’état d’esprit fixe réussissaient mal, ils ne faisaient pas souvent de retour sur leur évaluation.  « Dans ce cours, tout le monde étudiait, mais il y a différentes manières d’étudier. Beaucoup d’étudiants étudient comme ceci : ils lisent le manuel et leurs notes de cours. Si la matière est vraiment difficile, ils la lisent une seconde fois. Ou alors, ils essaient d’apprendre par cœur tout ce qu’ils peuvent, tels des aspirateurs. Voilà comment les étudiants avec l’état d’esprit fixe étudiaient. S’ils réussissaient mal à un test, ils concluaient que la chimie/physique n’était pas leur truc. Après tout, « j’ai fait tout ce qui était possible, n’est-ce pas ? ». Ils seraient choqués de découvrir ce que font les étudiants avec l’état d’esprit en développement. Au lieu de se plonger dans la mémorisation irréfléchie de la matière du cours, ils disaient : « J’ai recherché des thématiques et des principes sous-jacents transversaux aux cours » et « j’ai examiné mes erreurs jusqu’à ce que je sois certain de les avoir bien comprises ». Ils étudiaient pour apprendre, pas seulement pour cartonner à l’examen. Et, en réalité, c’est pour cette raison qu’ils ont obtenu de meilleures notes, et non parce qu’ils étaient plus intelligents ou avaient davantage de connaissances en sciences. »

Voici la conclusion de Carol Dweck : « Un élève qui réussit est un élève dont le but premier est de développer ses connaissances et sa manière de penser. Il ne voit pas les notes comme une fin en soi, mais comme des moyens pour continuer à se développer. »

Si ce résumé vous a plu, je vous encourage vivement à lire le livre de Carol Dweck. Même s’il peut paraître répétitif dans un premier temps, sa lecture n’est jamais lourde et je pense que cette répétition permet au lecteur d’intégrer le concept et de l’appliquer !

Conclusion: Sénèque encore … “La vie est comme un jeu de cartes : on ne décide pas des cartes que l’on reçoit, cela ne dépend pas de soi mais du hasard, de l’ordre universel de la nature. En revanche, une fois les cartes en main, il faut faire le mieux possible avec ces cartes là; notre devoir est de donner le meilleur possible avec cette combinaison de cartes.” 

Tu es sceptique? Sois au moins un bon sceptique: essaie! Essaie de vraiment te mettre au travail et de croire en toi! Pour t’aider, je t’invite à lire l’article consacré aux clés pour changer d’état d’esprit “Clique ici” ainsi que le résumé du livre de Michal Benedick: « Bien dans sa tête, bien dans ses études: Kit de survie de l’étudiant. »“Clique ici”. Au travail maintenant!

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